axe-core est maintenu par Deque depuis 2015. C'est l'engine d'audit accessibilité qui tourne sous Google Lighthouse, Microsoft Accessibility Insights, WAVE et la plupart des outils SaaS — y compris ComplAudit. Quand un outil prétend "détecter les problèmes d'accessibilité", il y a de fortes chances qu'axe-core soit dessous. Voici pourquoi, et où s'arrête son pouvoir.

Pourquoi c’est devenu le standard

Trois raisons : un catalogue de règles très large et tenu à jour, un taux de faux positifs parmi les plus bas du marché, et une licence open-source qui en a fait l'engine par défaut de tout l'écosystème. Quand une règle évolue dans la WCAG, axe-core suit rapidement. Construire son propre moteur n'a plus de sens : autant s'appuyer sur celui que toute l'industrie audite et corrige.

Ce qu’il détecte bien (≈ 30–40 % des critères)

  • Images sans alt, formulaires sans label, contraste insuffisant
  • Structure des titres (hiérarchie h1-h6)
  • Attributs ARIA invalides ou redondants
  • Liens vides, boutons sans texte accessible

Ce qu’il ne sait PAS détecter (≈ 60–70 % restants)

  • Pertinence d'un alt — il sait qu'il y en a un, pas s'il décrit vraiment l'image
  • Ordre logique de tabulation à travers une page custom
  • Légende d'une vidéo, audiodescription, transcription
  • Comportement réel d'une modal avec un lecteur d'écran

// Pourquoi 30-40 %, c'est déjà énorme

Les 30 à 40 % détectables automatiquement sont aussi ceux qui prennent le plus de temps à trouver à la main : il faut auditer chaque page, chaque image, chaque formulaire. Un audit automatisé fait ce travail de masse en quelques minutes, libérant le budget humain pour les 60 % qui demandent vraiment un cerveau et un lecteur d'écran.

La bonne façon de l’utiliser

axe-core est un point de départ, pas une ligne d'arrivée. La méthode efficace : le laisser balayer tout le site pour traiter en masse les non-conformités mécaniques, puis concentrer le temps humain sur ce qu'il ne voit pas — la pertinence des alternatives, la navigation au clavier de bout en bout, le rendu réel sous lecteur d'écran. Automatisé d'abord, humain ensuite : pas l'un sans l'autre.

Questions fréquentes

Un score axe à 100 % signifie-t-il que mon site est conforme ?

Non. Un score axe parfait signifie seulement qu'aucune des règles automatisables n'échoue — soit 30 à 40 % des critères. Les 60 % restants peuvent encore poser problème. "Zéro violation axe" n'est pas "conforme RGAA".

axe-core mesure-t-il le RGAA ou la WCAG ?

La WCAG. Le RGAA est le référentiel français d'évaluation, qui s'appuie sur la WCAG mais avec sa propre méthode et ses propres tests. Un bon outil RGAA utilise axe-core comme moteur, puis mappe et complète vers les critères RGAA.

Pourquoi tant d’outils donnent-ils des résultats différents ?

Parce qu'ils n'activent pas les mêmes règles ni les mêmes tags. Deux outils pourtant basés sur axe-core peuvent diverger selon leur configuration et les URLs testées. La cohérence vient de la méthode, pas seulement du moteur.

Un audit qui combine axe-core et la cartographie RGAA complète :

→ Lancer un audit